Organiser un rassemblement

Pourquoi un rassemblement ?

Un rassemblement ouvert au public permet de rencontrer des curieux·ses et des sympathisant·es, d’inviter la presse et de récolter des fonds.

Il permet aussi de créer un précédent en termes de mobilisation. Ce qui est un argument de poids dans le discours politique actuel, celui de la légitimité par le nombre. Cet aspect sera perçu par vos adversaires, en cas de réussite comme dans le cas d’une mobilisation “trop faible”.

Nous parlions de l’intérêt de vos propres membres dans la partie “Se structurer”, de leur motivation, mais un rassemblement est aussi l’occasion de rythmer votre lutte. Il fait partie de votre arsenal de formes d’actions qui permettent de montrer que la mobilisation existe, qu’elle rassemble.

De manière évidente un rassemblement est aussi une occasion de se rencontrer et de nouer des liens qui sont précieux pour rester en lutte particulièrement lors de rassemblements internes, ou lors de rassemblements inter-luttes.

C’est aussi un exercice utile pour le fonctionnement du groupe et l’acquisition de compétences essentielles. Quel que soit le format de rassemblement, l’organisation logistique, du programme, des équipes, de l’approvisionnement et de l’accès en nourriture, eau, sanitaires, etc… Tout celà concourt à vous habituer à l’organisation de manière générale. 

Quelques conseils

Votre rassemblement aura sûrement lieu dans un espace en rapport à votre lutte. Proximité à un lieu de pouvoir ou clef pour le projet contre lequel vous luttez, lien avec un événement symbolique ou historique important, tout cela servira de base pour continuer à mettre en récit votre lutte et à lui donner un sens accessible et qui vous renforce.

De plus, amener les personnes à réaliser où se situent les lieux de pouvoir, qui sont les personnes qui le détiennent, quelles sont les réalités des terres qui subiront les conséquences du/des GPII donnent du poids et de la force à vos arguments.

Il est aussi possible de combiner cette forme d’action avec une autre, que ce soit une marche ou l’occasion d’interpeller les adversaires, ou encore des ateliers de formation aux compétences de militant·e.

Les outils de création de propositions :