Faire des actions de

désobéissance civile

Les actions de désobéissance permettent à la fois de mobiliser des personnes autour du projet, de faire pression sur vos adversaires et de communiquer autour de votre lutte. Il est important d’allier communication et sensibilisation pour avoir un large soutien, lors des actions de blocage notamment.

Comment désobéir ?

Afin d’organiser ces actions, les parties précédentes de ce site pourront vous être utiles, de la structuration du groupe, à la gestion de la confidentialité via la sécurité numérique, en passant par la communication.

Avant de faire votre action, il est important de définir son cadre, comment seront prises et transmises les décisions ainsi que ses objectifs politiques et opérationnels.

Pour choisir le type d’action, il est important de réfléchir en quoi elle va être utile pour la stratégie globale. En fonction du moment de votre mobilisation, il existe plusieurs types d’actions que nous allons détailler ici. Ces actions peuvent faire évoluer le rapport de force. Il est important de les adapter selon le moment de votre lutte. Il peut être utile de plutôt commencer par des actions symboliques avant de faire des actions d’occupations. C’est vrai à la fois pour le rapport de forces, mais également pour la formation et la montée en compétences des membres de votre collectif.

Actions symboliques

Pour choisir le type d’action, il est important de réfléchir en quoi elle va être utile pour la stratégie globale. En fonction du moment de votre mobilisation, il existe plusieurs types d’actions que nous allons détailler ici. Ces actions peuvent faire évoluer le rapport de force. Il est important de les adapter selon le moment de votre lutte. Il peut être utile de plutôt commencer par des actions symboliques avant de faire des actions d’occupations. C’est vrai à la fois pour le rapport de forces, mais également pour la formation et la montée en compétences des membres de votre collectif.

Actions de perturbations

Sur site ou lieux de pouvoir (Mairie, etc.), ça peut être des perturbations de réunions publiques du conseil municipal ou lors d’une conférence de presse d’un élu signataire du projet où on peut prendre la parole, faire du bruit, avec des banderoles, montrer qu’on est présent·e et la nécessité de revenir sur la décision. Par votre présence et votre action, perturber le bon fonctionnement du site où vous vous trouvez – même si des fois vous ne pourrez pas y accéder directement, donner la migraine à des élus locaux en mettant du reggae sous leurs fenêtres, …

Exemple : en 2015, lors du sommet MCEDD sur les forages en eau profonde à Pau, ANV-COP21 a perturbé pendant 3 jours le sommet avec des actions non-violentes, empêchant l’entrée ou le travail des congressistes

Actions de blocage

Ces actions consistent à bloquer un site ou un espace public par exemple. Cela peut être pour empêcher l’accès à des véhicules afin qu’ils n’entrent pas sur le site pour réaliser des travaux. Il existe tout un spectre d’action de blocage ou de perturbation, de la flash-mob au die-in d’un côté, à s’enchaîner à des rails ou à s’accrocher dans les arbres, y construire des cabanes de l’autre.

Actions d’occupation

Ces actions consistent à rester un temps défini (qui peut être jusqu’à l’évacuation par les forces de l’ordre) du lieu, pour qu’un site soit préservé des engins de chantier ou que les lieux de travail de nos adversaires soient inutilisables. Dans les cibles les plus faciles d’accès vous aurez : lieux de travaux, voies d’acheminement aux lieux de travaux, conseil municipal ou consultation des élus, CA d’entreprise (si vous avez suffisamment de fonds)

APPELS A ACTION

Après chaque mobilisation utiliser le moment pour grossir les forces, avoir de quoi recontacter les personnes et leur proposer l’étape suivante à la fin de votre mobilisation (réunion, action, etc.). Permet de montrer qu’on en restera pas là et le proposer aux participant·es pas encore inscrit·e.